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2018 HUIT QUESTIONS-REPONSES : Gabin Herman

Ajouté le Oct 2, 2018 - Categories: skateboarding

Frontside bluntslide (Photo Guillaume Anselin).

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ZS : Présente-toi, âge, lieu de résidence, d’ou tu viens, ou tu vas et tout ce qui pourrait nous permettre de mieux te connaître!
GH : Gabin Herman 25 ans né à Villeneuve d’Ascq. De retour sur Lille il y a presque 3 ans je vivais à l’île de La Réunion depuis 2001. C’est là-bas que j’ai découvert le skate à 11 ans j’avais ma première board une planche fusion en aluminium ahahah.

ZS : Tu peux nous dire comment s’est passé ton entrée dans le team Zeropolis?
GH: Je saurais pas trop expliquer à vrai dire. Je pense que c’est en partie grâce à Val .. (ZS : et non pas sur ce coup là!) Quand je suis passé au magasin à mon arrivée il m’a demandé si j’avais un sponsor shop… Sinon je dirais des locaux et amis qui me disaient d’aller voir Fred après je pense que le reste s’est fait un peu tout seul. Je me trompe ?

ZS : D’ailleurs tu filmes actuellement pour la vidéo des 20 ans du shop, tu peux nous en dire un peu plus?
GH : Yes on essaie de filmer le plus possible entre les averses avec Max (ZS : CF Max Moiroux son binôme dans le team et dont on attend toujours les réponses de cette interview) et Thomas, autant sur Lille qu’aux alentours. Un peu de pression quand même car la vidéo des 10 ans était assez ouf (ZS : NB il parle donc de la video des 15 ans) Du coup ça donne envie de faire quelque chose d’aussi fou, voir mieux encore même si ça va pas être si facile après Flo , Alex C , AVH , TAVU ,Val et j’en passe ..

ZS : Tu es Lillois, as vécu longtemps à La Reunion et te retrouve de nouveau sur Lille. Est-ce par choix, par obligation, par opportunité?
GH : C’est plus par choix et opportunité ! J’avais envie de découvrir le skate ailleurs qu’à La Réunion, autre chose que les skateparks que j’avais l’habitude de squatter.
Je surfais pas mal à l’époque puis on a eu tous ces problèmes avec les requins et le fait d’être sur une île et de pas pouvoir profiter d’une passion m’as donné envie de bouger et me faire plaisir dans une autre passion c’est à dire le skate.

ZS : Qu’est-ce que ça change niveau skate?
GH : Ça change tout ! La proximité avec l’Europe , le fait de pouvoir bouger dans pleins de villes ou pays différents sans avoir forcément à faire 11h d’avion.
Tu peux skater avec des mecs que tu vois dans les vidéos ou magazines et c’est grave motivant. À La Réunion j’avais l’impression d’être mis de coté et en retard sur tout ce qui se passe dans le skate en France. Après certes on a pas 30 degrés toute l’année ici, mais la scène skate n’est pas dispersée et le nombre de spots et de skateparks est conséquent.

ZS : Peux-tu nous parler du tour à Barcelone en février dernier? Notamment comment ça s’est passé?
GH : C’était de la bomba ! J’avais jamais fait autant de spots en si peu de temps du coup ça motivait a fond puis on avait une bonne équipe! Juste dommage que Bram et Val étaient blessés mais ils étaient quand même là pour foutre la motive sur les spots! Après on a un peu bataillé avec la pluie , la guardia et certains spots mais on est rentrés avec quelques footys et photos de plus pour les 20 ans du shop .

 


Bigspin frontside boardslide to fakie, first try! (Photo Guillaume Anselin)


ZS : Tu aimais beaucoup les contests il y a encore peu, notamment pour la motive que ça procure. Mais il semblerait que ça change, c’est le cas?
GH : Yes c’est bien le cas. Je commence à prendre de plus en plus de plaisir à aller chercher des spots à droite à gauche dans la rue et me mettre des défis. Découvrir des petits trucs que tu n’as pas partout comme dans un skatepark et le fait de pouvoir skater ou et quand tu veux. L’envie de découvrir les scènes différentes et surtout se faire plaisir. Après ça m’empêche pas d’aller à un ou deux contests de temps à autre et se retrouver avec les potes pour s’amuser et passer une bonne session.

ZS : Peux tu nous dire comment on en arrive à boycotter son skatepark local (surtout sachant l’hiver qui nous attend!)?
GB : Alors la c’est facile ! Le skatepark est géré par la mairie et non privé comme les meilleurs parks. Soit tu dois attendre les créneaux skate qui se font rares comparé à ceux des trotts, payer plus de 5euros et porter un casque. Soit une session ou t’es mélangé avec toutes les disciplines ou sinon il y a un créneau gratuit avec des skaters "confirmés" du coin, de deux heures par semaine. Le hic c’est que la mairie t’oblige a porter un t-shirt avec son logo ainsi que celui d’une asso pour pouvoir venir rouler sinon t’es pas le bienvenu ..  C’est assez fou du coup j’ai décidé de ne plus rouler dans ce park pour le moment.

Transfert lipslide (Photo Guillaume Anselin).